¿Punto final?

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Les derniers cours se font douloureux pour les uns, presque agréables pour d’autres, tandis que certains sont déjà loin des pupitres depuis le conseil de classe… Le voyage, fait il y a bientôt deux mois, reste un évènement à part entière au sein de la classe de Seconde b et à ce titre, chacun aura sa petite opinion sur le projet… les voici:

J’ai trouvé le voyage vraiment intéressant, il nous a permis de parler de façon courante en espagnol avec nos familles.”

“... Au début du mois d’avril appréhendais  le voyage,l’ambiance ,le bus ….

le jour du départ est arrivé a grand pas , en ce jour du 15 avril 2010 vers 18h où nous sommes monté dans le bus j’ai senti que le voyage serait agréable, agité , mais marrant. Au cours, j’ai passé  d’agréables moments , très instructifs , ce que j’ai le plus aimé se sont les ferias de Séville,avec la chaleur,le soleil, c’était  magnifique Quand arriva le jeudi 24 avril ,le jour du départ , j’ai passé un bon moment dans le bus, j’ai bien rigolé: une belle façon de clôturer ce magnifique voyagePauline Valat

Avec ce voyage nous avons pu voir la réalité espagnole et leur culture. Ce voyage nous a beaucoup  instruit et on s’est bien amusés“. Guillaume Chaubenit

j’ai trouvé le voyage super bien, il nous a permis de découvrir l’Espagne et le mode de vie espagnol“, Jorick Ménard.

Je m’présente, je m’appelle Quentin
J’voudrais bien réussir ma vie, être aimé
Etre beau gagner de l’argent
Puis surtout être intelligent en espagnol
Mais pour tout ça il faudrait que j’bosse à plein temps et j’ai pas le temps

Et partout dans la rue
J’veux parler espagnol
Que les filles soient nues
Qu’elles se jettent sur moi
Qu’elles m’admirent, qu’elles me tuent
Qu’elles s’arrachent mon langage

Pour les anciennes de l’oiselle
Devenir une idole
J’veux qu’il parle espagnol

Comme moi
Puis quand j’en aurai assez
De parler espagnol
Je parlerais de nouveau français
Comme dans les années folles
“, Anthony Thoreau

j’ai bien aimé c’était super je vais pas faire 15 pages pour cause de flemmingite mes admirateurs vous me comprendrez  x D

P.S:l’organisation planifiée par mademoiselle Joret laissait à désirer

(papa,maman je vous aime)”, Nicolas Vernine

Magnifique voyage en Andalousie après 17 heure de bus dans une position inconfortable nous sommes arrivés dans une Espagne qui nous a montrés ses merveilles avec ses monuments, sa nature, sa langue, ses coutumes et son mode de vie. Il était super ce voyage !!Camille Capet

“Ce voyage en Andalousie était vraiment super, on s’est bien amusés… Les visites étaient intéressantes.. Grenade et Séville sont vraiment de jolies villes. Merci aux profs et à Willian“. Fanny Buna

j’ai trouvé que le voyage en Andalousie s’est très bien passé, nous avons appris  beaucoup de coutumes et d’expressions espagnoles. Nous nous sommes bien amusés et nous avons fait énormément de sortie intéressantes,  pour faire court  j’ai beaucoup aimé se voyage.Maxime Causse

Au sujet du voyage en Andalousie je l’ai trouvé très instructif et très intéressant. Nous avons vu les coutumes espagnoles, avons appris de nouveaux mots et par conséquent améliorer notre espagnol. Les familles de Grenade et de Sèville nous ont bien accueillis.Valentin Sylvestre

“Quelques mois après le voyage, personne ne regrette même si la reprise a été dur ! Le voyage fut long: l’aller comme le retour. Les visites qu’on a pu réalisé exceptionnelles : comme l’usine à olives, le séchoir à jambon, l’élevage de taureaux … Ce fut une agréable expérience partagée avec mes professeurs et camarades. La chance d’avoir pu visiter ce pays qu’est l’Andalousie m’a réjouit ! Ce n’était pas la première fois dans mon cas mais cette fois j’ai pu connaître la ville de Séville. Et surtout je resterai toujours admirative devant ce décor architectural et culturel. Je recommencerai volontiers une troisième fois car ce pays a un charme qui m’attirera toujours !” Lucie Vaudin

En bref, ce qu’il reste du périple andalou sont les visites et les rencontres. Il en est de même pour les accompagnateurs qui, malgré une organisation qui “laissait à désirer” (et là je cite…) , ont pris beaucoup de plaisir à encadrer une classe dynamique et agréable au quotidien.

Le retour à la réalité (scolaire) était rude mais tous ce qui était en projet s’est concrétisé: création d’un carnet de voyage bilingue, entretien du blog, restitution originale (démo de Flamenco, petit film, récit du voyage, sketchs et buffet espagnol) et élaboration d’un DVD.

Les remerciements faits par les élèves auprès des organisateurs sont donc réciproques, parce que, soyons honnêtes, de tels projets n’auraient pas pu être réalisés sans l’énergie des plus impliqués. Et malgré les “madame vous nous en demandez trop” j’ose espérer que vous serez un tant soit peu fières du travail accompli. Muchísimas gracias y muy buen verano a todos

G.Joret

Restitution

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Nous avons voulu faire une restitution pour raconter à nos parents et autres invités le déroulement du voyage.

A cette occasion, une danseuse de Flamenco a fait le déplacement de La Rochelle. Après quelques démonstrations, nos deux professeures et l’informaticien (Willou alias Nicos, Gwen alias Chab’ et Katia alias Routch) se sont présentés.

Antoine  a ensuite expliqué ce qui s’est passé pendant le voyage avant la diffusion d’un petit film monté pour l’occasion. Puis nos “profs” sont revenus sur scène pour un sketch : Les Oranges aux Ferias qui a étonné et fasciné les 35 000 personnes présentes (prochainement à l’Olympia, le 25 Juillet)

Pour finir, nous nous sommes réunis autour du buffet espagnol.

Quentin, Maxime et Anthony

Agriculteurs en herbe…

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Tout d’abord, nous nous présentons :

- Anthony Guet 15 ans, « je suis au lycée de l’oisellerie pour avoir un diplôme qui me permettra de devenir agriculteur. Mon projet : reprendre l’exploitation de mon oncle »

- Pierrick Chabot 16 ans, « moi aussi je fais mes études à l’Oisellerie pour ensuite pouvoir travailler dans le milieu agricole et pourquoi pas reprendre une suite d’exploitation familiale »

- Guillaume Rougier 16 ans, « moi aussi je fais mes études au lycée de l’Oisellerie pour ensuite reprendre l’exploitation de mes parents après un Bac STAV productions et peut être un BTS ACSE suivant l’évolution de l’exploitation » 

Depuis très jeunes, nous voulons travailler au sein du milieu agricole, et c’est pour cela que tous les trois nous sommes venus au lycée de l’Oisellerie en espérant  réussir nos examens pour aboutir à nos projets.

Au cours de notre voyage en Andalousie,  nous avons visité un élevage de taureaux, une exploitation agricole et une fabrique d’huile d’olives. Nous en avons conclu que l’agriculture andalouse était très différente qu’en France.

Exemple : Du fait du climat andalous, des cultures non habituelles à notre expérience y sont présentes: exploitations d’olives, orangers et amandiers. Concernant les élevages de taureaux, les fins auxquelles ces exploitations sont réalisées sont totalement différentes : alors que les taureaux que nous avons vus étaient destinés aux corridas, nous sommes nous-mêmes plus habitué à voir des élevages de bovins qu’on engraisse pour les vendre aux abattoirs et ensuite les manger.

Dans le cadre d’une collaboration avec la presse agricole locale (La Vie Charentaise), Pierrick, Anthony, Guillaume et Jérôme ont écrit un article sur l’agriculture andalouse où vous pourrez trouver plus d’informations.

Pierrick, Anthony et Guillaume

Rencontre

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Le jeudi 20 avril 2010 nous avons rencontré un groupe de témoins et rescapés du convoi des 927 Espagnols déportés en Autriche au camp de Mauthausen au cours de la Deuxième Guerre Mondiale (1940). Accompagnés de membres de l’association des Espagnols de Charente, la rencontre précédait le visionnage d’un documentaire sur le dit convoi réalisé par Montse Armengou et Richard Belis.

Ces témoins avaient fui la Guerre Civile espagnole avec leurs parents entre 1936 et 1939. En tant que républicains, ils ont du partir d’Espagne car Franco et son régime nationaliste faisaient alors régner la terreur en Espagne contraignant les républicains au départ sous peine d’extermination.

Quelques 500 000 espagnols sont alors venus s’exiler en France, dont 2 000 en Charente.

Les personnes déportées dans le camp autrichien ont vécu un véritable cauchemar, perdant de nombreux membres de leurs familles et amis.

Premiers arrivés, ces Espagnols ont contribué  à la construction de ce camp si bien qu’une phrase fut souvent répétée « Chaque pierre de ce camp porte le sang espagnol ».

Cette rencontre a profondément marqué la classe de Snde B c’est pourquoi elle tenait à saluer la présence de ces papis espagnols et l’existence des associations d’exilés et de fils d’exilés présentes partout en France.

Jorick, Guillaume, Valentin


Les secondes B rendent hommage à Prévert

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PROJET PREVERT

(Classe de seconde b du lycée de l’Oisellerie – Mars 2010)

 

 

I. Biographie de Jacques Prévert : 

Jacques Prévert naît au 19 de la rue de Chartres à Neuilly-sur-Seine ( Hauts-de-Seine) le 4 février 1900. Il y passe son enfance. Son père André Prévert, fait divers métiers pour gagner sa vie et de la critique dramatique et cinématographique par plaisir. Il l’amène souvent au théâtre et au cinéma. Suzanne, sa mère (née Catusse), l’initie à la lecture. Il s’ennuie à l’école, et dès 15 ans, après son certificat d’études, il la quitte et multiplie les petits travaux, notamment au grand magasin Le Bon Marché. D’abord mobilisé en 1918, son service militaire se poursuit à Saint-Nicolas-de-Port où il rencontre Yves Tanguy avant d’être envoyé à Istanbul où il fera la connaissance de Marcel Duhamel.

En 1925, il participe au mouvement surréaliste, qui se regroupe au 54 de la rue du Château près de Montparnasse ; c’est en fait un logement « collectif » où habitent Marcel Duhamel, Raymond Queneau et Yves Tanguy. C’est Prévert qui fixera le terme de cadavre exquis pour définir le jeu littéraire auquel ses amis et lui se livrent. Prévert est toutefois trop indépendant d’esprit pour faire véritablement partie d’un groupe constitué, quel qu’il soit: il supporte mal les exigences d’André Breton. La rupture est consommée en 1930. En 1932, il écrit les textes pour le groupe Octobre et il participera aux Olympiades du théâtre à Moscou.

Il est le scénariste et dialoguiste de grands films français des années 1935-1945 notamment « Le Crime de Monsieur Lange » de Jean Renoir, « Remorques » et « Lumière d’été » de Jean Grémillon, « Drôle de drame », « Le Quai des brumes », « Le jour se lève », « Les Visiteurs du soir », « Les Enfants du paradis » de Marcel Carné. Il a, à deux reprises, adapté des contes de Hans Christian Andersen, d’abord « La Bergère et le Ramoneur » devenu « Le Roi et l’Oiseau », film d’animation de 1957, puis en 1964 , « Grand Claus et Petit Claus », autre conte d’Andersen, à la télévision, Le Petit Claus et le Grand Claus de son frère Pierre Prévert.

Ses poèmes sont mis en musique par Joseph Kosma dès 1935 (À la belle étoile) : ses interprètes seront entre autres Agnès Capri, Juliette Gréco, Les Frères Jacques. Son recueil Paroles, publié en 1946, obtient un vif succès.

Il écrit des pièces de théâtre. Son anticléricalisme parfois violent, est souvent occulté par le public, au profit de ses thèmes sur l’enfance et la nature.

Sa fille Michèle naît en 1946. Il épouse Janine Tricotet en 1947. Le 12 octobre 1948, il tombe d’une porte-fenêtre. Il reste plusieurs jours dans le coma.

À la suite de la résiliation de son bail par le propriétaire qui souhaitait récupérer l’appartement des remparts d’Antibes et n’ayant pu trouver le soutien du maire de l’époque pour rester dans ce logement qu’il aimait beaucoup, il quitte Antibes contraint et forcé ; sur les conseils du décorateur Alexandre Trauner, il achète une maison en 1971 à Omonville-la-Petite, dans la Manche. Le 11 avril 1977 il y meurt des suites d’un cancer du poumon, lui qui avait toujours la cigarette à la bouche. Il avait 77 ans.

Aux côtés de sa femme, de sa fille et de Trauner, il est enterré au cimetière d’Omonville-la-Petite, on peut également visiter sa maison. Non loin de là, à Saint-Germain-des-Vaux, ses amis ont aménagé un jardin dédié au poète.

II. Bibliographie de Jacques Prévert : 

 Œuvres

Recueils

  • Paroles (1946)
  • Histoires (1946)
  • Spectacle (1951)
  • La Pluie et le beau temps (1955)
  • Lumières d’homme (1955)
  • Histoires et d’autres histoires (1963)
  • Fatras (1966)
  • Imaginaires
  • Choses et autres
  • 1980 : Soleil de nuit, recueil posthume, édition préparée par Arnaud Laster avec le concours de Janine Prévert.
  • 1984 : La Cinquième Saison, recueil posthume, édition préparée par Arnaud Laster et Danièle Gasiglia-Laster avec le concours de Janine Prévert.
  • Œuvres complètes : Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, tome. 1, (1992) et tome. 2, (1996) (réimpression la plus récente du tome 1: 2008) (réimpression la plus récente du tome 2 : 2004)

Théâtre

  • Octobre

Livres d’art et collages

  • Grand Bal du printemps (1951)
  • Charmes de Londres (1952)
  • Durnes
  • Couleur de Paris
  • Le Cirque d’Izis
  • Les Chiens ont soif
  • Varengeville
  • Fêtes
  • Eaux-fortes (1973)
  • Adonides

Livres pour enfants

Autres ouvrages

 

III. Le spectacle « En vers et en résistance » des secondes b, mis en scène par J.J EPERON.

Nous avons fait un spectacle de lecture à haute voix qui consistait à lire des poèmes engagés de Jacques Prévert sur scène. Pour faire ça, nous avons travaillé sur ce projet pendant une semaine avec J.J EPERON, metteur en scène ;           K. OLLIER, prof de français et L. LELAIDIER. Pendant cette semaine, nous avons fait des vires langues qui consistent à prononcer des phrases dures à haute voix pour mieux articuler. Nous avons aussi choisi nos textes sur le thème de l’engagement que nous avons appris et travaillés. Nous avons également fait des collages à la manière de Prévert sur chacun des poèmes mis en scène. Ils ont été diffusés sur un grand écran en fond de scène durant le spectacle.

La notion d’engagement réunie plusieurs thèmes qui sont l’enfance, le racisme, l’indifférence, la solitude, la religion, le travail et les Hommes et leur stupidité.

Les poèmes lus étaient regroupés en plusieurs catégories :

- Les solos : chaque élève devait lire à haute voix un poème.

- Les trios : il y avait sept textes qui étaient lus à haute voix par trois élèves.

- Les chœurs : il y avait deux textes qui étaient lus à haute voix par moitié de classe.

 IV. Exemples de collages de Prévert :

V. Exemple de poèmes lus :

- Solos :          PAGE D’ECRITURE

(Lu par Guillaume ROUGIER)

Deux et deux quatre
quatre et quatre huit
huit et huit font seize…
Répétez! dit le maître
Deux et deux quatre
quatre et quatre huit
huit et huit font seize.
Mais voilà l’oiseau-lyre qui passe dans le ciel
l’enfant le voit
l’enfant l’entend
l’enfant l’appelle:
Sauve-moi joue avec moi oiseau!
Alors l’oiseau descend
et joue avec l’enfant
Deux et deux quatre…
Répétez! dit le maître
et l’enfant joue
l’oiseau joue avec lui…
Quatre et quatre huit
huit et huit font seize
et seize et seize qu’est-ce qu’ils font?
Ils ne font rien seize et seize
et surtout pas trente-deux de toute façon
et ils s’en vont.
Et l’enfant a caché l’oiseau dans son pupitre
et tous les enfants entendent sa chanson
et tous les enfants entendent la musique
et huit et huit à leur tour s’en vont
et quatre et quatre et deux et deux
à leur tour fichent le camp
et un et un ne font ni une ni deux
un à un s’en vont également.
Et l’oiseau-lyre joue
et l’enfant chante
et le professeur crie:
Quand vous aurez fini de faire le pitre!
Mais tous les autres enfants écoutent la musique
et les murs de la classe s’écroulent tranquillement
Et les vitres redeviennent sable
l’encre redevient eau
les pupitres redeviennent arbres
la craie redevient falaise
le porte-plume redevient oiseau.

LE CANCRE                                                    

(Lu par Nicolas VERNINE)

Il dit non avec la tête
Mais il dit oui avec le coeur
Il dit oui à ce qu’il aime
Il dit non au professeur
Il est debout
On le questionne
Et tous les problèmes sont posés
Soudain le fou rire le prend
Et il efface tout
Les chiffres et les mots
Les dates et les noms
Les phrases et les pièges
Et malgré les menaces du maître
Sous les huées des enfants prodiges
Avec des craies de toutes les couleurs
Sur le tableau noir du malheur
Il dessine le visage du bonheur.

 

CHANSON DU GEOLIER        

(Lu par Anthony GUET)

Où vas-tu beau geôlier
Avec cette clé tachée de sang
Je vais délivrer celle que j’aime
S’il en est encore temps
Et que j’ai enfermée
Tendrement cruellement
Au plus secret de mon désir
Au plus profond de mon tourment
Dans les mensonges de l’avenir
Dans les bêtises des serments
Je veux la délivrer
Je veux qu’elle soit libre
Et même de m’oublier
Et même de s’en aller
Et même de revenir
Et encore de m’aimer
Ou d’en aimer un autre
Si un autre lui plaît
Et si je reste seul
Et elle en allée
Je garderai seulement
Je garderai toujours
Dans mes deux mains en creux
Jusqu’à la fin de mes jours
La douceur de ses seins modelés par l’amour

 

- Trio :                  La chasse à l’enfant                                                

  (Lu par Guillaume ROUGIER, Pierre-Emmanuel      MASSON   et Valentin SYLVESTRE)                     

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

Au-dessus de l’île on voit des oiseaux
Tout autour de l’île il y a de l’eau

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

Qu’est-ce que c’est que ces hurlements

Bandit ! Voyou ! Voyou ! Chenapan !

C’est la meute des honnêtes gens
Qui fait la chasse à l’enfant

Il avait dit j’en ai assez de la maison de redressement
Et les gardiens à coup de clefs lui avaient brisé les dents
Et puis ils l’avaient laissé étendu sur le ciment

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

Maintenant il s’est sauvé
Et comme une bête traquée
Il galope dans la nuit
Et tous galopent après lui
Les gendarmes les touristes les rentiers les artistes

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

C’est la meute des honnêtes gens
Qui fait la chasse à l’enfant

Pourchasser l’enfant, pas besoin de permis
Tous le braves gens s’y sont mis
Qu’est-ce qui nage dans la nuit
Quels sont ces éclairs ces bruits
C’est un enfant qui s’enfuit
On tire sur lui à coups de fusil

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

Tous ces messieurs sur le rivage
Sont bredouilles et verts de rage

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

Rejoindras-tu le continent rejoindras-tu le continent !

Au-dessus de l’île on voit des oiseaux
Tout autour de l’île il y a de l’eau.

 Citroën    

  (Lu par Fanny BUNA, Pauline VALAT et Nicolas VERNINE)
À la porte des maisons closes
C’est une petite lueur qui luit…
Mais sur Paris endormi, une grande lumière s’étale :
Une grande lumière grimpe sur la tour,
Une lumière toute crue.
C’est la lanterne du bordel capitaliste,
Avec le nom du tôlier qui brille dans la nuit.

Citroën ! Citroën !

C’est le nom d’un petit homme,
Un petit homme avec des chiffres dans la tête,
Un petit homme avec un sale regard derrière son lorgnon,
Un petit homme qui ne connaît qu’une seule chanson,
Toujours la même.

Bénéfices nets…
Millions… Millions…

Une chanson avec des chiffres qui tournent en rond
500 voitures, 600 voitures par jour.
Trottinettes, caravanes, expéditions, auto-chenilles, camions…

Bénéfices nets…
Millions… Millions…Citron… Citron

Et le voilà qui se promène à Deauville
Le voilà à Cannes qui sort du Casino

Le voilà à Nice qui fait le beau
Sur la promenade des Anglais avec un petit veston clair
Beau temps aujourd’hui ! Le voilà qui se promène qui prend l’air

Il prend l’air des ouvriers, il leur prend l’air, le temps, la vie
Et quand il y en a un qui crache ses poumons dans l’atelier
Ses poumons abîmés par le sable et les acides, il lui refuse
Une bouteille de lait. Qu’est-ce que ça peut bien lui foutre
Une bouteille de lait ?
Il n’est pas laitier… Il est Citroën.

Il a son nom sur la tour, il a des colonels sous ses ordres.
Des colonels gratte-papier, garde-chiourme, espions.
Des journalistes mangent dans sa main.
Le préfet de police rampe sous son paillasson.

Citron ?… Citron ?… Millions… Millions…

Et si le chiffre d’affaires vient à baisser, pour que malgré tout
Les bénéfices ne diminuent pas, il suffit d’augmenter la cadence et de
Baisser les salaires des ouvriers

Baisser les salaires

Mais ceux qu’on a trop longtemps tondus en caniches
Ceux-là gardent encore une mâchoire de loup
Pour mordre, pour se défendre, pour attaquer,
Pour faire la grève…
La grève…

Vive la grève !

- Chanson collective :           

Un peu de Prévert

 Un peu de Prévert
Dans ma rue, mon univers
Un peu de Prévert
Dans mon sang, dans ma chair.
Un peu de Prévert
Sur nos cœurs endoloris
Un peu de Prévert
Aux enfants d’ici
Et du paradis.

VI. Déroulement du spectacle :

« Prévert en vers et de résistance »

 1. Les chœurs (au milieu des spectateurs)

  • Cet amour (11 élèves)
  • Chanson dans le sang (10 élèves)

 

     2. Les territoires de l’enfance (en avant scène)

  • Premier jour (solo)
  • Le cancre (solo) voir paroles ci-dessus
  • Page d’écriture (solo) voir paroles ci-dessus
  • La chasse à l’enfant (trio) voir paroles ci-dessus
  • Les enfants qui s’aiment (solo)
  • Les belles familles (solo)

 

      3. Racisme, indifférence, solitude (côté jardin : à gauche)

  • La grasse matinée (trio)
  • Je suis comme je suis (solo)
  • Déjeuner du matin (solo)
  • Etranges étrangers (trio)
  • Pour toi mon amour (solo)
  • Chanson du geôlier (solo) voir paroles ci-dessus

    

      4. Religion (côté cour : à droite)

  • La brouette (solo)
  • Pater Noster (trio)

 

    5. Stupidité des hommes (centre-scène)

  • Le sultan (solo)
  • Le météore (solo)
  • Il ne faut pas (solo)
  • La sagesse des nations (solo)
  • Quartier libre (solo)
  • Familiale (solo)
  • Le bouquet (solo)
  • Composition française (solo)
  • Chanson (solo)
  • Discours sur la paix (solo)
  • Barbara (trio)

 

     6. Travail (avant-scène)

  • Le temps perdu (solo)
  • Citroën (trio) voir paroles ci-dessus
  • Le paysage changeur (trio)

  

  7. Chanson (tous les élèves) voir paroles ci-dessus

Les deux représentations ont eu lieu le jeudi 18 mars 2010 à 20 heures et le samedi 20 mars 2010 à 11 heures 30 à l’amphithéâtre du lycée.

 Guillaume ROUGIER

Et après..?

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Après presque 20h de bus, nous sommes arrivés à Angoulême vers 17h. Tous fatigués du voyage, nous nous sommes reposés le week-end et étions de nouveau en cours le lundi suivant, prêts à organiser la restitution du voyage. Les chiffres sont tombés : l’événement aura lieu le 4 juin prochain, à partir de 17h30 à l’amphithéâtre du lycée.

Durant cette restitution, certains élèves de la classe vous présenteront des sketchs qu’ils auront écrit eux-mêmes et diffuseront un petit film qui reprendra toutes les photos et vidéos du périple. Vous aurez peut-être la chance d’assister à une démonstration de Flamenco et après toutes ces animations, vous pourrez gouter aux spécialités espagnoles que nous avons ramené de nos visites. A tout cela s’ajoute un carnet de voyage sur lequel nous travaillons et pour lequel nous avons été photographiés individuellement, certains étant plus à l’aise que d’autres devant l’objectif…

Nous espérons que vous viendrez nombreux et que vous passerez un moment agréable.

Camille, Lucie & Théo

Dernière journée

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Pour conclure notre voyage, nous sommes partis de Séville le matin pour faire un arrêt à Cordoue où nous avons visité la Mezquita et l’ancien quartier juif. Nous avons ensuite pu profiter d’un quartier libre toute l’après-midi où nous en avons tous profité pour acheter des souvenirs. Pour finir cette journée nous avons mangé dans un restaurant de Cordoue. Enfin nous sommes partis vers 22h, dans le bus l’ambiance était assurée mais après il a quand même fallu penser à dormir. Arrivée à destination enfin d’après-midi après presque 20h de bus.

Jérome, Pierrick & Anthony

Matador dans l’âme

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Nous avons débuté la journée par la visite d’un élevage de taureaux près de Palma de Rio.  La visite  s’est  faite dans une remorque. Nous avons vu de façon progressive des taureaux jeunes jusqu’aux taureaux les plus vieux. Certains taureaux sont sélectionnés pour les corridas et d’autres pour la boucherie. A partir de 4 ans ils sont destinés aux corridas. Nous avons mangé dans l’arène qui sert d’entrainement. Nous nous sommes ensuite dirigés vers une Bodega, où nous avons constaté que les vins espagnols n’ont rien à voir avec les vins français. Nous avons aussi dégusté une spécialité andalouse : « la cola de toro ».  Plus tard nous avons visité une fabrique d’huile d’olive où la production s’élève à environ sept millions de kilos par an puis nous sommes allés dans la boutique pour en acheter . Enfin le retour à Séville  s’est fait sous la pluie.

Guillaume, Jorick et Valentin

Les charmes de Séville

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Aujourd’hui, mardi 20 avril : Séville…

Après avoir vu la place d’Espagne nous sommes allés  visiter la cathédral de Séville puis nous avons continué notre chemin  dans le parc Maria-Luisa où nous avons pique-niqué .

Après avoir mangé en début d’après midi nous sommes allés aux feria de Séville où, je vous avoue,que nous en avons vu de toutes les couleurs.

Nous avons fini par visiter les jardins du Murillo ainsi que l’Alcazar ,puis un temps libre a mis fin à cette journée riche en couleurs, en découvertes et en belles Sévillanes « Muy guapas ».

Pierre emmanuel,  Thibault & Nicolas

Quartier libre à Grenade

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Aujourd’hui nous avons eu un quartier libre à Grenade. On a pu s’acheter des souvenirs en faisant du shopping dans la grande ville commerciale ou en allant dans le quartier de l’Alcaiceira situé à côté de la Capilla Real où reposent les corps d’Isabelle de Castille et de Ferdinand d’Aragon. D’autres ont visité ou revisité les quartiers de l’Albaycin ou encore le Realejo. On s’est alors donné rendez-vous pour pique-niquer devant la cathédrale. Vers 15h, nous sommes partis pour Séville et nous avons rencontré nos familles respectives.

Camille, Théo & Lucie.